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"La question sans réponse" nouvelle aventure d'Amélie, cette grande voyageuse de l'imaginaire


Peu après son mariage, Amélie avait découvert l’imposant traité de spiritualité ordinaire écrit par Michel Bonpin et ses collaborateurs, tous chercheurs passionnés de vie intérieure. Elle était frappée par cette cohérence et cette lecture de la vie dans tous ses états et souhaitait vraiment mettre en pratique les outils créés par Michel dans son école spirituelle.

« Il n’y a pas de baguette magique pour passer du petit homme qui rumine ou gémit au grand Homme qui aime et sourit, il faut seulement choisir une voie et une pratique, et s’y entraîner toute sa vie ! »

Cela en découragerait plus d’un, tant les tentations de guérir en trois jours de son imperfection pour devenir soudain des personnes remarquables foisonnaient un peu partout.

La petite phrase qui l’avait le plus touchée chez Michel était : « Aussi loin que vous saurez aimer le pire de vous-mêmes, aussi loin vous pourrez tout aimer sur terre, même le pire »

Et cette phrase rejoignait en écho celle des Dialogues avec l’ange :

« La nouvelle perfection, c’est l’imperfection heureuse ! » Comme le soulignait Michel : Si nous étions parfaits, qu’aurions-nous à aimer ?

Alors Amélie s’était fait un petit coin pour faire son « assise » comme ils disaient. Un zafu – petit coussin ferme, des coussins sous les genoux, allez c'est parti !

Quelle étrange pratique tout de même ! Amélie eut peur que ça n’aggrave ses problèmes de circulation : mais comment pourrait-elle tenir assise les jambes pliées aussi longtemps ? Elle qui était à peu près aussi souple qu’un balai ! C’était folie que de s’imaginer tenir une heure ! Mais si c’était le passeport pour rencontrer la petite fille en elle et apprendre à l’aimer, le passeport pour poser toutes ses questions et être accompagnée, alors, cela valait bien quelques efforts !

Françoise avait promis : « après votre assise, je vous répondrai. »

Amélie commença par écrire de longs, longs mails détaillant toute son expérience. Que de mots, que de questions… Ce qui lui valut, une semaine après, de recevoir cette brève réponse :

« Lorsqu’on a autant de questions, c’est qu’en réalité on n’en a aucune. »

Imaginez la douche froide ! Non mais quel affront quand même, cette Françoise, elle pourrait quand même y mettre un peu de rondeur !

Pourtant, passé un temps de contrariété, Amélie, entendait…

Que pouvait-elle faire d’autre ? Il fallait attendre l’assise suivante pour tenter une nouvelle question.

Pas simple d’accepter la vérité, pourtant cela lui faisait du bien au fond de son âme, elle savait que c’était juste. Il fallait bien le déjouer, cet ego qui lui jouait tellement de tours !

Bien des fois, elle se trompa et se trompa encore. Vous imaginez : s’asseoir tout seul dans une chambre, dans un petit coin de la maison… ! Une autre fois elle se vit répondre :

« Si tu poses des questions dont tu connais déjà la réponse, à quoi cela sert-il de demander ? »

Ah sacrée école !

Ce jour-là, pourtant, elle s’en souvient encore. Le soleil perçait déjà les carreaux de la fenêtre, et on devinait les bananiers, un petit colibri qui voletait… Ce jour-là, Amélie avait soigné sa question. Elle avait pris soin de n’en poser une, et qu’elle soit essentielle à ses yeux. Toute fière du résultat, elle posta son email….et les jours passèrent. Pas de réponse. Aucun mail, rien. Amélie guettait sa messagerie en vain. Elle en fut profondément peinée, mais n’osa pas renvoyer sa question.

Qu’avait-elle bien pu dire ou faire de travers ? Parfois Françoise tardait, mais toujours elle lui répondait. ....




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